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Travaux d'école

Affirmer son clown prend du temps...

Le clown passe par l’échec, rater fait partie du processus. Le clown se travaille sans lumières, il se confirme avec l’éclairage du public. Le clown demande de la maturité, une connaissance de soi : un accompagnement particulier lui est nécessaire.

L’acte créateur prend ses racines dans la solitude et la rencontre avec soi-même.

Mais les provocations, les essais, les conseils, les rencontres, que propose l’enseignement du Samovar, ouvrent naturellement bien des chemins, artistiques et humains.

C'est pourquoi les apprentis clowns sont confrontés très régulièrement au public :

cours publics :

CP 16-17

Tout au long des 2 cycles, les clowns confrontent tous les mois leur travail au public, soit par les « cours publics », soit par des moments d’expérimentation d’un numéro pour les plus avancés.

Plus de trente soirées ou matinées sont programmées chaque saison, notre jauge de 140 places est bien souvent à son maximum : 4000 spectacteurs sur la saison !

Certaines formules sont accueillies dans des lieux et structures partenaires. Des résidences de travail peuvent être organisées à l’extérieur.

Nos cours public sont également proposés aux théâtres et festivals comme un moment unique pour comprendre notre approche du clown.

« Un cours public, qu’est-ce que c’est ?

C’est un spectacle qui n’en est pas un, puisque rien n’a été écrit, et surtout rien n’a été répété.

Le scénario est simple : des gens viennent voir des élèves-clowns travailler, improviser et s’inventer en direct devant eux.

Ils s’exercent à trouver des solutions invraisemblables à des situations impossibles, guidés par l’écoute des spectateurs.

Leur professeur est là, garant du temps et de l’intérêt que le travail suscite pour le public.

Il intervient lorsque nécessaire pour redonner du jeu et des enjeux au plateau si celui-ci se vide.

Et cela donne lieu à tout ce que la vie procure, de bonheur, d’ennui, de rires, de cruauté parfois, de poésie…

Rien n’est écrit, et c’est tant mieux.

Rien n’a été répété, ce n’est donc surtout pas un spectacle.

C’est au final bien plus vivant qu’un spectacle.»

Juan Cocho, auteur, comédien au manège de Reims

J’aime l’exercice périlleux d’être sur scène avec les élèves :

leur donner le feu, les booster,

J’aime les voir trouver leur puissance, leur liberté

Sur le plateau le clown est roi !

S’ils bafouent mon autorité de clown blanc, tant mieux !

J’aime ce travail parce que le spectateur tremble, il s’identifie au clown en chantier, « va t’il le faire ?, je n’aurai pas osé, bon Dieu, qu’est ce qu’il attend… »

J’aime être en cours devant le public parce que le public est dans la cuisine avec nous, il ne consomme pas, il est d’accord ou pas... choqué, ulcéré mais il a vibré

J’aime ce challenge parce que tout est neuf, totalement éphémère

Si les clowns ne risquent pas, c’est la mort... s’ils réussissent, ce sont des empereurs … au lendemain incertain...

J’aime entendre le rire isolé d’un enfant, le gloussement des sceptiques, le bruissement de la salle qui se détend et tout d’un coup, tel un coup de tonnerre, ce que tous les clowns cherchent : le rire général, résultat du combat mené.

J’aime voir une classe de clown, une horde sur un plateau

J’aime la discussion qui suit avec le public : écouter les clowns raconter leur parcours, pourquoi ils se sont jetés là-dedans, rassurer le public…

Mais oui, c’est bien d’un jeu qu’il s’agit !

Franck Dinet

cabarets :

cabaret 16

Le montage du cabaret est l’aboutissement du premier cycle : c’est le temps de la synthèse, il est élaboré à partir des meilleurs moments trouvés au cours des deux années.

C’est le moment de mettre à l’épreuve la liberté du clown dans une mise en scène.

Le cabaret est joué plusieurs fois au Samovar, et bien souvent chez nos partenaires, tant en France qu’à l’étranger pendant l’été.

Nos élèves sont ainsi mis en situation intensive de recherche, de production et de représentations.

 

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Le Samovar 165, avenue Pasteur 93170 Bagnolet