Quand le corps devient clown

Mardi soir 20h-22h30

Niveau : Atelier destiné aux débutant-es ayant déjà eu une expérience de la scène ou non

Objectifs : 

Découvrir les techniques du jeu burlesque et clownesque.

Développer les qualités comiques de chaque personne.

Trouver son vocabulaire clownesque, à travers des jeux et des exercices d’improvisation.

Acquérir une boite à outils pour improviser avec son corps, sa voix, ses mots, trouver sa propre parole.

Contenu :

Nous établirons un certain nombre de principes pour jouer, avec un travail sur l’énergie, la respiration en lien avec les émotions, et une boite à outils pour improviser (autour du corps, de la voix et des sons/mots). Une fois ces derniers digérés, nous nous plongerons dans les jeux d’improvisation. Comment dans un cadre bien précis, s’entrainer à lâcher prise et laisser les commandes à notre « je » ? Rester proche de ses besoins, écouter ce qui s’invite, et parfois tomber sur des pépites de sincérité. Accueillir comme un cadeau ce qui est imprévu.

Chaque séance sera découpée de la même manière : 

Un échauffement physique, un échauffement ludique/collectif, et ensuite du jeu (en solo ou à plusieurs).

Les méthodes et techniques proposées :

Avec Yumi, l’approche sera résolument physique:

L’ancrage au sol, la colonne vertébrale, le bassin, la plante des pieds, l’axe, le regard.

L’immobilité et les mouvements microscopiques.

La respiration à travers la perception des muscles et des différentes perceptions tactiles.

La lenteur, la marche, la grimace, l’animalité, la voix.

Rechercher sa propre énergie, son propre rythme, développer une écoute de soi et de l’autre.

Aborder des notions d’états profonds, telles que la présence, la mémoire sensorielle, la sincérité, l’engagement, la métamorphose énigmatique.

Rechercher son ressenti, sa réalité, son extrémité, son extase et sa naissance, son espace vide, son corps vide par l’improvisation.

Ce processus pédagogique part du corps physiologique, de l’être enfant, de l’être animal, retourner à l’origine.

Avec Hélène le travail tournera autour de plusieurs axes:

Prendre conscience de son corps et de son envergure dans l’espace, de sa propre musicalité: « moi » dans l’espace et « moi » et les autres.

Mais aussi autour des états, des éléments, des émotions, des gammes, du rythme. 

L’exploration des outils d’expression (drame, chant, mots automatiques, gromlo, jouer à, travail autour du costume…) aura une place importante pour la construction du jeu clownesque. 

Et toujours repasser par l’écoute de soi et du partenaire. Avec sincérité, être dans le plaisir de jouer. 

Toutes ces techniques sont au service du jeu et permettent une écriture spontanée au plateau. Le jeu et l’improvisation ça se muscle!

Nous allons faire sérieusement, des choses pas sérieuses…

Les intervenantes :

Yumi Fujitani – Danseuse, chorégraphe et pédagogue
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Yumi Fujitani est née à Kobe au Japon en 1962. Elle est issue du Butô. Les années 80 sont l’âge d’or durant lequel le Butô se développe en Europe, quittant progressivement son image de « Danse des ténèbres ». Actuellement, elle danse, joue, crée et dirige artistiquement en privilégiant la relation avec les acteurs et les clowns. Elle élargit sa création vers d’autres domaines, tels que le cirque, le masque, la marionnette, la lecture et la création plastique, elle est aussi improvisatrice avec de nombreux musiciens.

La première véritable rencontre avec l’école du Samovar se fait en 2000. Sa recherche du corps clownesque en tant que pédagogue a commencé à ce moment-là.

Elle a crée 2 solos dansés dans le cadre des rencontres du Samovar.

Hélène Risterucci – Clowne, comédienne, chanteuse, pédagogue
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Après un cursus universitaire à la Sorbonne Nouvelle, en Art du Spectacle, elle se forme au Théâtre du Samovar (pédagogie Jacques Lecoq) et se concentre sur le travail du clown avec Catherine Germain, Jos Houben, Cédric Paga, Gabriel Chamé, Hervé Langlois, Ami Hattab. 

Ces dernières années, elle a travaillé avec François Cervantes, Michel Dallaire et Éric Blouet. 

Elle aborde aussi le travail de la marionnette avec François Lazaro et le « Clastic Théâtre », et pratique la cascade burlesque.

Co-fondatrice de la Compagnie Canon, elle explore à travers ses spectacles l’univers de la femme/clown et ses débordements («Kabaret Prozak» mise en scène Philippe Martz, « Amuse-Gueule » mise en scène Hélène Gustin, « Les Glotte-Trottoirs », « Serial Tulleuses » collaboration artistique Alain Gautré). Elle travaille également avec la Compagnie Adada dans le spectacle de rue « Epopée », avec la Compagnie Obrigado, avec qui elle crée 3 comédies burlesques jeune public, et pendant 4 ans dans le spectacle « Coeurs Croisés » de la Compagnie DCA (Philippe Decouflé) en tant qu’artiste burlesque sur patin à roulettes.

En 2014 elle crée le duo de clown « MurMur » en collaboration avec Olivier Blond.

En 2016 elle rejoint la Compagnie Numéro 8, et joue dans « Garden Party », une farce, féroce et grotesque sur la haute bourgeoisie.

Elle crée son solo clownesque « Rien sans Mâle » en 2019.  

Pour l’audio-visuel, elle tourne en Corse pour Stella Production « Ghjuvà est mort ! » un film de Gérôme Bouda et pour Corsesca Services « La vitesse de l’amour », réalisé par Pierre Dieulafait. Elle tourne aussi avec les Films du Chat d’Oz, dans « Les rêves du plongeur », court métrage réalisé par Olivier Poisson.

Pour le doublage, elle prête sa voix pour le personnage d’Adrienne dans la websérie « Poubelles, la vie », produit par les Tontons Filmeurs.

Parallèlement, elle intervient depuis 2009 comme professeure de clown à l’École du Samovar et depuis 2014 elle est référente clown pour le projet « De l’Ecriture à la Scène » pour la Scène Nationale de Sénart.


Contact

Julia Francisco

Tél :01 43 60 98 08 / mail : apprentissage@lesamovar.net